Après une semaine riche en découvertes cinématographiques, le Festival international d’art et de cinéma Les Percéides, qui s’est tenu du 19 au 23 août à Percé, dévoile les films récompensés par ses deux jurys officiels.
Le jury long métrage a attribué le Grand Prix du jury au film brésilien rempli de réalisme magique Les Voyages de Tereza, de Gabriel Mascaro « pour son originalité, ses dialogues percutants et pour son regard sur le dernier chapitre de notre vie ». Dystopie brillante, le film raconte l’histoire d’une septuagénaire qui à la suite d’un ordre officiel du gouvernement de s’installer dans une colonie isolée pour personnes âgées décide de vivre une dernière odyssée merveilleuse en Amazonie pour découvrir son pays.
En raison de la grande qualité des sept films présentés en compétition officielle, le jury tient à remettre une mention spéciale au long-métrage Héritières coréalisé par la cinéaste gaspésienne Lucile Parry-Canet et Karine Pion. Pour ce documentaire musical sur la transmission, la mémoire familiale et l’identité féminine, le jury félicite « la beauté de sa poésie, sa transmission dans la sororité et pour l’œuvre utile de cet essai poétique ».
Le jury long métrage était composé d’André-Line Beauparlant, documentariste d’une grande douceur fascinée par la famille et conceptrice artistique ayant collaboré à plus d’une trentaine de films d’auteur, et de Marie-Chantal Perron, figure incontournable du milieu culturel québécois depuis plus de 30 ans, autant en tant qu’actrice qu’autrice, à qui l’on doit notamment le personnage culte de la mystérieuse Mlle. C .
A Shot at Art de Ilke Paddenburg, produit aux Pays-Bas, reçoit le prix du meilleur court métrage international pour la qualité de son approche et pour son ton humoristique nuancé, porté par deux protagonistes au cœur tendre, dépeints avec une justice inusitée.
Le jury accorde une mention spéciale au court-métrage corréen Boundaries de Seun Yee, saluant la qualité exceptionnelle de son dessin ainsi que la finesse avec laquelle le film aborde l’anxiété et la pression ardente que peut exercer notre environnement, sans jamais l’imposer frontalement.
Finalement, le Festival remet un trophée-hommage en forme d’un saumon en céramique conçu par l’artiste gaspésienne Marie-Josée Tommi au cinéaste Robert Morin, invité d’honneur de la 18e édition du Festival Les Percéides pour le remercier de son immense contribution au cinéma québécois. « Un cinéaste engagé sans compromis, fort d’une trentaine de films, qui n’a pas froid aux yeux et qui n’a toujours pas dit son dernier mot pour bousculer le spectateur », s’exclame le directeur de la programmation Guillaume Whalen.
« Dans un contexte difficile, je suis très fier de l’équipe qui a livré une édition solide et historique. Mission accomplie. » souligne le président du CA et directeur général par intérim Benoît S. Pilon.