Documentaires, fictions, animations et œuvres expérimentales se côtoient dans une sélection audacieuse qui invite le public à découvrir des regards singuliers sur le monde.
Robert Morin, invité d’honneur de la 18e édition du Festival, avec une rétrospective spéciale
Une clôture avec Jardin d’enfants, un documentaire lumineux en présence de Jean-François Caissy
Le Festival se conclura avec Jardin d’enfants, le plus récent long métrage documentaire du cinéaste gaspésien Jean-François Caissy, qui sera présent à Percé pour rencontrer le public. Avec une sensibilité et une délicatesse remarquables, Jardin d’enfants plonge dans l’univers de jeunes enfants âgés de un à cinq ans. En observant leur quotidien, leurs jeux, leurs découvertes et leurs premières interactions avec le monde, le cinéaste compose un portrait lumineux de cette période fondatrice où tout semble encore possible. Une œuvre touchante et profondément humaniste qui promet de clore le Festival sur une note empreinte d’émerveillement.
Trois propositions fortes du cinéma québécois actuel
La place, thriller psychologique aux accents fantastiques de Louis Godbout, sera présenté en compétition officielle, en présence du cinéaste : une dispute pour une place de stationnement y fait naître de profondes tourmentes existentielles, portées par Christine Beaulieu, Maxime Gaudette et Benoît Gouin.
Kairos, de Jennifer Alleyn, l’une des belles surprises du cinéma québécois en 2026, suit la crise existentielle d’un acteur en quête de sens ; une errance nocturne mélancolique, lumineuse et plus drôle qu’il n’y paraît. La cinéaste sera présente.
Héritières, présenté par l’une des deux réalisatrices du film, la cinéaste gaspésienne Lucile Parry-Canet ; un documentaire musical sur la transmission, la mémoire familiale et l’identité féminine, qui réunit une vingtaine d’interprètes autour du thème du legs maternel et de l’héritage collectif des femmes.
Le retour des matinées sur l’histoire du cinéma
Le public aura également le privilège d’assister à une projection exceptionnelle du classique Le chat dans le sac de Gilles Groulx, sorti en 1964, en présence de son actrice Barbara Ulrich, qui reviendra sur cette œuvre phare de la modernité québécoise et sur son parcours exceptionnel. Les critiques disent de ce film qu’il pose la grande question de l’accession à la maturité politique du peuple québécois et qu’il symbolise virtuellement le destin de tout un peuple en pleine Révolution tranquille.
Cette rencontre avec cette icône sera enrichie par la présentation de BARBARACADABRA, film ludique qui propose un regard intime sur Barbara Ulrich. Objet cinématographique très singulier, le film est une création conjointe de Renaud Lessard, jeune cinéaste en admiration devant Le chat dans le sac, avec l’actrice et demeure un tour de magie qui se construit en temps réel sous nos yeux de façon chaotique, mais surtout avec beaucoup d’amour et d’humour.
Panorama du cinéma international : des œuvres primées venues des plus grands festivals
Parmi les temps forts : Un dernier pour la route, road movie tendre et décalé sur deux ivrognes sans-le-sous profondément attachants de l’Italien Francesco Sossai (Festival de Cannes) ; Les Voyages de Tereza, du Brésilien Gabriel Mascaro (Ours d’argent, Berlin), odyssée sur l’Amazone d’une septuagénaire fuyant une colonie pour aînés ; La danse des renards, premier long métrage du Belge Valéry Carnoy sur l’amitié et la santé mentale chez les jeunes ; Météors, de Hubert Charuel et Claude Le Pape, drame touchant campé dans la Diagonale du vide en France, caractérisée par de faibles densités de population en milieux ruraux. Ces œuvres confirment la volonté du Festival d’offrir une programmation exigeante et résolument ouverte sur le monde.
Une programmation jeunesse sous le signe de la nostalgie
À travers ces projections spéciales, le Festival souhaite offrir aux familles l’occasion de faire découvrir ces œuvres emblématiques aux plus jeunes, tout en permettant à ceux qui ont grandi avec Mademoiselle C. de retrouver un univers empreint d’humour, de fantaisie et de poésie. Les échanges avec Marie-Chantal Perron viendront enrichir cette rencontre intergénérationnelle, célébrant un personnage devenu incontournable dans l’imaginaire collectif québécois.
Les deux films sont présentés le samedi matin et le dimanche matin à la Vieille Usine de l’Anse-à-Beaufils.
Deux soirées de cinéma sous les étoiles au cœur de Percé
Le jeudi 20 août, en partenariat avec Kino Montréal, le Festival présentera La guerre des tuques : réimaginée, une relecture collective et contemporaine du grand classique québécois réalisée par une cinquantaine de cinéastes. Ce projet unique revisite avec audace, humour et créativité l’un des films les plus marquants de notre patrimoine cinématographique avec une folie assumée propre à l’univers de Kino.
Le vendredi 21 août, Les Percéides s’associeront une nouvelle fois à Cinéma sous les étoiles, une initiative de Funambules Médias, pour une grande projection extérieure célébrant le court-métrage documentaire engagé en présence d’invités. Le court-métrage On tire pas sur une plante pour qu’elle pousse campé notamment en Haute-Gaspésie y sera présenté.
La programmation complète, les horaires des projections et les détails sur la billetterie sont disponibles dès maintenant au https://perceides.ca/grille-horaire-2026/