Les Percéides dévoile la programmation de sa 18e édition (19-23 août)

Crédit: Romain Lasser
 
Du 19 au 23 août, le Festival international d’art et de cinéma Les Percéides célèbre sa 18e édition avec une programmation foisonnante qui témoigne une fois de plus de la vitalité du cinéma d’auteur d’ici et d’ailleurs. Près de 70 films provenant de 20 pays seront présentés, dont plus de 20 longs métrages et une quarantaine de courts métrages. 
 

Documentaires, fictions, animations et œuvres expérimentales se côtoient dans une sélection audacieuse qui invite le public à découvrir des regards singuliers sur le monde.

Pour accueillir cette riche programmation, Les Percéides investiront à nouveau ses deux lieux de diffusion emblématiques. Le Centre d’art de Percé, où le Festival a établi son quartier général depuis quatre ans, accueillera les grandes premières gaspésiennes et les rencontres avec les artistes dans sa salle de cinéma intime aménagée au cœur de la grange patrimoniale Charles-Robin. La Vieille Usine, lieu emblématique de l’histoire du Festival, poursuivra pour sa part son rôle de maison du court métrage et de salle de rediffusion, permettant au public de découvrir ou de revoir les films les plus courus de cette 18e édition.

Robert Morin, invité d’honneur de la 18e édition du Festival, avec une rétrospective spéciale
Le Festival est particulièrement fier d’accueillir l’un des plus grands cinéastes québécois, Robert Morin, à titre d’invité d’honneur de cette 18e édition. Figure incontournable du cinéma indépendant, le réalisateur sera au cœur d’une rétrospective qui permettra de redécouvrir différentes facettes de son œuvre, marquée depuis plus de quarante ans par une liberté de ton, une inventivité formelle et un regard aiguisé sur la société québécoise.
 
Réalisateur, scénariste, acteur et directeur de la photographie québécois, Robert Morin
 
Le public pourra découvrir en primeur, avant sa sortie en salle, 6 portraits néoréalistes, dans lequel le cinéaste braque sa caméra sur six migrants africains déambulant dans la Ville éternelle, signant du même souffle une lettre d’amour au Voleur de bicyclette, chef-d’œuvre du néoréalisme italien. La rétrospective proposera aussi le contemplatif 7 paysages (2022), qui témoigne de l’étendue de sa démarche artistique. Pour clore le parcours, Les Percéides présenteront le récent documentaire d’André-Line Beauparlant, Mon amour, c’est pour le restant de mes jours, dans lequel la cinéaste prend la caméra pour mieux comprendre la vie et l’œuvre de son amoureux, Robert Morin. Cette rétrospective sera ponctuée de rencontres avec le cinéaste, offrant au public une occasion privilégiée d’échanger avec l’un des créateurs les plus marquants du cinéma québécois contemporain.
 
6 portraits neoréalistes de Robert Morin
6 portraits neoréalistes de Robert Morin
7 paysages de Robert Morin
7 paysages de Robert Morin
Mon amour c'est pour le restant de mes jours de André-Line Beauparlant
Mon amour c'est pour le restant de mes jours de André-Line Beauparlant
Une clôture avec Jardin d’enfants, un documentaire lumineux en présence de Jean-François Caissy

Le Festival se conclura avec Jardin d’enfants, le plus récent long métrage documentaire du cinéaste gaspésien Jean-François Caissy, qui sera présent à Percé pour rencontrer le public. Avec une sensibilité et une délicatesse remarquables, Jardin d’enfants plonge dans l’univers de jeunes enfants âgés de un à cinq ans. En observant leur quotidien, leurs jeux, leurs découvertes et leurs premières interactions avec le monde, le cinéaste compose un portrait lumineux de cette période fondatrice où tout semble encore possible. Une œuvre touchante et profondément humaniste qui promet de clore le Festival sur une note empreinte d’émerveillement.


Jardin d'enfants de Jean-François Caissy
Trois propositions fortes du cinéma québécois actuel
Fidèle à sa mission de faire rayonner le meilleur du cinéma québécois, Les Percéides présenteront trois œuvres marquantes de la production récente, dont une inédite, en présence de leurs créateurs.

La place, thriller psychologique aux accents fantastiques de Louis Godbout, sera présenté en compétition officielle, en présence du cinéaste : une dispute pour une place de stationnement y fait naître de profondes tourmentes existentielles, portées par Christine Beaulieu, Maxime Gaudette et Benoît Gouin.


Kairos, de Jennifer Alleyn, l’une des belles surprises du cinéma québécois en 2026, suit la crise existentielle d’un acteur en quête de sens ; une errance nocturne mélancolique, lumineuse et plus drôle qu’il n’y paraît. La cinéaste sera présente. 


Héritières, présenté par l’une des deux réalisatrices du film, la cinéaste gaspésienne Lucile Parry-Canet ; un documentaire musical sur la transmission, la mémoire familiale et l’identité féminine, qui réunit une vingtaine d’interprètes autour du thème du legs maternel et de l’héritage collectif des femmes.
 
La place de Louis Godbout
La place de Louis Godbout
Héritières de Lucile Parry-Canet
Héritières de Lucile Parry-Canet
Kairos de Jennifer Alleyn
Kairos de Jennifer Alleyn
Le retour des matinées sur l’histoire du cinéma 
Très appréciées lors de la dernière édition, les matinées consacrées à l’histoire du cinéma font leur grand retour cette année. Le Festival présentera premièrement Deleau : le cinéma en liberté, de Michel La Veaux, un documentaire consacré à l’immense contribution de Pierre-Henri Deleau qui a cofondé la Quinzaine des réalisateurs afin de promouvoir la liberté de création et découvrir de nouveaux talents du cinéma mondial en réaction à l’élitisme de la sélection officielle du Festival de Cannes. Ainsi, Michel La Veaux, qui a par ailleurs déjà dirigé l’École de cinéma d’été du Festival Les Percéides recueille les témoignagnes de certains des plus grands réalisateurs de ce monde tels que Michael Haneke, Ken Loach ou encore Denys Arcand.

Le public aura également le privilège d’assister à une projection exceptionnelle du classique Le chat dans le sac de Gilles Groulx, sorti en 1964, en présence de son actrice Barbara Ulrich, qui reviendra sur cette œuvre phare de la modernité québécoise et sur son parcours exceptionnel. Les critiques disent de ce film qu’il pose la grande question de l’accession à la maturité politique du peuple québécois et qu’il symbolise virtuellement le destin de tout un peuple en pleine Révolution tranquille.

Cette rencontre avec cette icône sera enrichie par la présentation de BARBARACADABRA, film ludique qui propose un regard intime sur Barbara Ulrich. Objet cinématographique très singulier, le film est une création conjointe de Renaud Lessard, jeune cinéaste en admiration devant Le chat dans le sac, avec l’actrice et demeure un tour de magie qui se construit en temps réel sous nos yeux de façon chaotique, mais surtout avec beaucoup d’amour et d’humour.
 
 
Deleau: le cinéma en liberté de 
Michel La Veaux
Deleau: le cinéma en liberté de Michel La Veaux
Le chat dans le sac de 
Gilles Groulx
Le chat dans le sac de Gilles Groulx
BARBARACADABRA de Renaud Lessard et Barbara Ulrich
BARBARACADABRA de Renaud Lessard et Barbara Ulrich
 
Panorama du cinéma international : des œuvres primées venues des plus grands festivals 
France, Brésil, Belgique, Italie : la sélection internationale fait une fois de plus voyager le public gaspésien à travers le meilleur du cinéma d’auteur contemporain.
Parmi les temps forts : Un dernier pour la route, road movie tendre et décalé sur deux ivrognes sans-le-sous profondément attachants de l’Italien Francesco Sossai (Festival de Cannes) ; 
Les Voyages de Tereza, du Brésilien Gabriel Mascaro (Ours d’argent, Berlin), odyssée sur l’Amazone d’une septuagénaire fuyant une colonie pour aînés ; 
La danse des renards, premier long métrage du Belge Valéry Carnoy sur l’amitié et la santé mentale chez les jeunes ; 
Météors, de Hubert Charuel et Claude Le Pape, drame touchant campé dans la Diagonale du vide en France, caractérisée par de faibles densités de population en milieux ruraux. Ces œuvres confirment la volonté du Festival d’offrir une programmation exigeante et résolument ouverte sur le monde.
Un dernier pour la route de Francesco Sossai
Un dernier pour la route de Francesco Sossai
Les voyages de Tereza de Gabriel Mascaro
Les voyages de Tereza de Gabriel Mascaro
Météors de Hubert Charuel et Claude Le Pape
Météors de Hubert Charuel et Claude Le Pape

La danse des renards de Valéry Carnoy

La danse des renards de Valéry Carnoy
 
Une programmation jeunesse sous le signe de la nostalgie
Le Festival Les Percéides convie les jeunes cinéphiles comme les plus grands à renouer avec un classique du cinéma jeunesse québécois grâce à une programmation placée sous le signe de la nostalgie. Les deux volets de La Mademoiselle C. seront présentés en présence de l’actrice Marie-Chantal Perron, qui a marqué toute une génération dans le rôle de la flamboyante institutrice ayant comme meilleure amie sa roche Gertrude.

À travers ces projections spéciales, le Festival souhaite offrir aux familles l’occasion de faire découvrir ces œuvres emblématiques aux plus jeunes, tout en permettant à ceux qui ont grandi avec Mademoiselle C. de retrouver un univers empreint d’humour, de fantaisie et de poésie. Les échanges avec Marie-Chantal Perron viendront enrichir cette rencontre intergénérationnelle, célébrant un personnage devenu incontournable dans l’imaginaire collectif québécois.


Les deux films sont présentés le samedi matin et le dimanche matin à la Vieille Usine de l’Anse-à-Beaufils.

La mystérieuse Mademoiselle C. de Richard Ciupka
La mystérieuse Mademoiselle C. de Richard Ciupka
L'incomparable Mademoiselle C. de Richard Ciupka
L'incomparable Mademoiselle C. de Richard Ciupka
Deux soirées de cinéma sous les étoiles au cœur de Percé
Fidèle à son habitude, Le Festival Les Percéides invite le public à vivre la magie du cinéma en plein air avec deux projections gratuites présentées sous les étoiles, au cœur du village de Percé, grâce à des collaborations avec deux acteurs majeurs de la diffusion cinématographique au Québec.

Le jeudi 20 août, en partenariat avec Kino Montréal, le Festival présentera La guerre des tuques : réimaginée, une relecture collective et contemporaine du grand classique québécois réalisée par une cinquantaine de cinéastes. Ce projet unique revisite avec audace, humour et créativité l’un des films les plus marquants de notre patrimoine cinématographique avec une folie assumée propre à l’univers de Kino.

Le vendredi 21 août, Les Percéides s’associeront une nouvelle fois à Cinéma sous les étoiles, une initiative de Funambules Médias, pour une grande projection extérieure célébrant le court-métrage documentaire engagé en présence d’invités. Le court-métrage On tire pas sur une plante pour qu’elle pousse campé notamment en Haute-Gaspésie y sera présenté.

La guerre des tuques : Réimaginée de Kino Montréal
La guerre des tuques : Réimaginée de Kino Montréal
On tire pas sur une plante pour qu'elle pousse de Gabrielle Bergeron-Leduc
On tire pas sur une plante pour qu'elle pousse de Gabrielle Bergeron-Leduc

 

La programmation complète, les horaires des projections et les détails sur la billetterie sont disponibles dès maintenant au https://perceides.ca/grille-horaire-2026/

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